Lors de sa présentation à l’Assemblée nationale, Sangafowa-Coulibaly a expliqué que ce budget de 706 milliards de francs CFA, en hausse de 30 % par rapport à l’année dernière, est destiné à donner un coup de pouce aux secteurs clés de son ministère. Sur cette somme, une grande partie (375,5 milliards) est réservée à des projets spéciaux, tandis que le reste (330,5 milliards) servira à payer les dépenses courantes, à faire des transferts d’argent, à financer des services et à réaliser des investissements.
L’objectif principal est de moderniser les secteurs des mines, du pétrole et de l’énergie et de les faire travailler ensemble de manière plus efficace, car ils sont de plus en plus importants pour le pays.
Objectifs précis pour 2026
Mines et géologie : Une somme de 783,3 millions de francs CFA sera allouée pour mettre à jour les règles minières, terminer la construction d’un laboratoire d’analyse des roches, lutter contre l’extraction illégale d’or, ouvrir une usine de raffinage de l’or et poursuivre un grand projet de développement minier dans l’ouest du pays.
Pétrole : L’accent sera mis sur la recherche de nouveaux gisements, l’amélioration de la gestion du secteur et l’augmentation de la production. En 2026, on verra l’aboutissement des projets de développement des gisements Baleine (phase 2) et Baobab (phase 5), ainsi que la progression d’un projet visant à utiliser le gaz naturel pour produire de l’électricité, en collaboration avec la Banque mondiale et ENI. Ce projet est essentiel pour assurer l’approvisionnement en gaz du pays.
Énergie : Les efforts se concentreront sur l’augmentation de la capacité de production d’électricité à plus de 3 415 MW, l’amélioration de la fiabilité du réseau électrique, la réduction des coupures de courant, la réalisation de plus de 550 000 nouveaux branchements et l’accélération du programme national visant à donner à tous les habitants du pays accès à l’électricité d’ici 2030.
Bilan de 2024 : Des progrès dans tous les secteurs
Le budget de 2024 a permis d’obtenir des résultats positifs. Mines : 41 nouvelles autorisations de recherche ont été accordées et la production d’or a augmenté par rapport à 2023, atteignant 59,1 tonnes. Les baisses de production de manganèse et de nickel sont dues à des problèmes sur le marché international.
Pétrole : La production du gisement Baleine (phase 2) a démarré, le laboratoire d’analyse pétrolière a été amélioré et trois grands réservoirs de stockage de gaz butane ont été construits.
Énergie : L’électricité a été installée dans 638 villages, la capacité de production nationale a atteint 3 044 MW et de nouvelles infrastructures ont été mises en place, notamment un centre de ressources pour les technologies solaires.
Sangafowa-Coulibaly a également abordé la question de l’extraction illégale d’or, soulignant la complexité du problème et l’importance du travail effectué par un groupe spécialisé, le GSLOI, sous la direction du Conseil National de Sécurité et du Président de la République.

