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Environnement : La RDC demande réparation à l’Angola, pour la pollution des rivières congolaises

Lors d’une conférence de presse animée jeudi 2 septembre, la ministre congolaise de l’Environnement et du Développement durable, Eve Bazaiba, a annoncé le décès de 12 personnes, suite à la pollution des eaux des rivières Tshikapa et Kasaï, engendrée par les mines angolaises de diamants Luo, Camatchia-Camagico et Catoca. 4 400 autres individus seraient également malades, bilan malheureux qui pousse le gouvernement de RDC à réclamer une compensation à l’Angola.

Conformément au principe du « pollueur-payeur », qui exige que les auteurs d’une pollution environnementale supportent le coût des désagréments et versent des indemnités, il reviendra aux autorités angolaises de situer les responsabilités et de s’assurer que les compagnies concernées payent.

Notons que les deux sociétés les plus connues, l’entreprise nationale Endiama et le géant russe Alrosa (partenaires à 41 % chacun dans Catoca) n’ont pour le moment pas réagi à l’annonce de la ministre qui n’a d’ailleurs pas indiqué le montant des dommages et intérêts réclamés par le pays.

Les faits incriminés remontent à mi-juillet quand un réservoir retenant des polluants miniers a subi une fuite et que son contenu toxique s’est répandu dans le long des rivières congolaises. C’est du moins ce qu’a rapporté le Centre de recherche sur les ressources en eau du bassin du Congo, dans une note publiée le mois dernier, évoquant une « catastrophe environnementale et humaine d’une ampleur incalculable ».

Cette tragédie rappelle une fois encore les conséquences des activités minières sur l’écosystème et la santé des populations situées à proximité, ainsi que la nécessité d’une exploitation minière responsable, qui prend en compte les impératifs de santé et de sécurité.

Emiliano Tossou