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L’Ethiopie met en service le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique

En Ethiopie, le gouvernement a mis en service, dimanche 20 février, le barrage de la Grande renaissance (GERD). C’est le Premier ministre Abiy Ahmed qui a actionné une série de commandes numériques pour lancer les turbines et marquer le démarrage de la production d’électricité sur ce projet controversé.

« Le principal intérêt de l’Ethiopie est d’apporter la lumière à 60 % de la population qui souffre dans l’obscurité, de sauver le travail de nos mères qui portent du bois sur leur dos pour obtenir de l’énergie », a indiqué le dirigeant.

D’un coût total estimé à plus de 4 milliards $, le GERD peut en effet produire 5 000 MW, ce qui représente le double de la production éthiopienne actuelle. En plus d’améliorer l’accès à l’électricité, sur le plan national, le barrage devrait aussi être utile aux populations de la région, car le gouvernement compte exporter une partie de la production vers les pays voisins.

Cette perspective n’a tout de même pas empêché certains d’entre eux, le Soudan et l’Egypte en l’occurrence, de s’opposer à ce projet qui menacerait leur approvisionnement en eau, car le GERD est construit sur le Nil, plus grand fleuve d’Afrique, partagé, entre autres, par les trois pays. Depuis son lancement en 2011, le barrage est donc au cœur de tensions diplomatiques que même l’intervention du Conseil de sécurité de l’ONU n’a pu apaiser.

Rappelons que le projet GERD viendra accroitre la contribution de l’hydroélectricité au mix énergétique éthiopien, actuellement estimée à 90%, confirmant le statut de premier producteur africain d’électricité provenant de sources renouvelables de l’Ethiopie.

Emiliano Tossou

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